NOTES SUR LE MATCH : CANADA C. ÉTATS-UNIS (13 AVRIL)
L’équipe nationale féminine du Canada reprendra l’action dimanche dans le duel le plus attendu de la ronde
préliminaire du Championnat mondial féminin 2025 de l’IIHF lorsqu’elle
affrontera les États-Unis avec la première place du groupe A à l’enjeu.
Dernier match de chaque équipe
Le Canada a porté sa fiche à deux victoires – et deux jeux blancs – en
autant de matchs grâce à
un blanchissage de 4-0 contre la Suisse vendredi. Marie-Philip Poulin a récolté trois aides, Micah Zandee-Hart a marqué son
premier but avec Équipe Canada à son 69 e match à
l’international, et les Canadiennes ont frappé trois fois en 2 min 32 s à
mi-chemin de la deuxième période – des buts inscrits par Natalie Spooner,
Laura Stacey et Daryl Watts (avec son premier à l’international également) –
pour s’imposer. Ann-Renée Desbiens a prouvé qu’elle était bel et bien prête
à revenir au jeu après sa blessure en repoussant les 17 tirs dirigés vers
elle pour signer le jeu blanc.
Les Américaines ont aussi fait passer leur dossier à 2-0 vendredi
en défaisant l’équipe hôte de la Tchéquie par un blanchissage de 4-0. Abbey Murphy a touché la cible dans chacune des deux premières périodes,
puis au dernier tiers, les vétérantes Hilary Knight et Alex Carpenter ont
accentué l’avance des États-Unis, qui ont dominé les Tchèques 48-10 au
chapitre des tirs au but. Megan Keller a ajouté trois aides dans la
victoire, et Gwyneth Philips a réussi le jeu blanc.
Dernière rencontre entre les deux équipes
La Série de la rivalité s’est conclue le 8 février à Summerside, à
l’Île-du-Prince-Édouard, où les
Canadiennes ont remporté la série pour une troisième année consécutive
grâce à un gain de 3-1 lors du cinquième et ultime match. Jenn Gardiner avait compté son premier
but sur la scène internationale avec moins de sept minutes à jouer. Il
s’agirait du but gagnant pour les Canadiennes, qui avaient aussi obtenu des
buts de Brianne Jenner et Stacey.
À surveiller
Les jeunes talents que sont Gardiner, Watts et Chloe Primerano ont apporté
une nouvelle dimension à la formation depuis le début de l’événement, mais
c’est encore Poulin qui bat la mesure pour l’équipe canadienne. Même si la
capitaine s’approche du plateau des 200 rencontres en carrière (plus que
trois parties avant qu’elle devienne la quatrième joueuse à atteindre cette
marque), elle ne montre aucun signe de ralentissement. Son total d’un but et
de quatre aides lors des deux premiers matchs la
place en tête de la liste des meilleures pointeuses du tournoi et à quelques points de trois records de tous les temps sur le plan
statistique (nous y reviendrons plus loin). En outre, la chimie entre
l’athlète de 34 ans et ses coéquipières de la Victoire de Montréal Gardiner
et Stacey est indéniable : ensemble, elles affichent 4 buts et 11 points en
deux affrontements et un différentiel combiné de +14.
Les Américaines ont déployé
une offensive bien répartie au fil de leurs deux premiers matchs, avec cinq joueuses différentes obtenant au moins trois points (Carpenter,
Keller, Knight, Murphy, Pannek). Knight maintient un niveau de jeu élite à
son 15 e Mondial féminin. La capitaine des États-Unis pointe déjà
au premier rang de tous les temps pour le nombre de buts (67) et de points
(114) dans l’histoire du tournoi, et seulement deux aides la séparent du
record à ce chapitre (elle en a 47). Mais sa coéquipière Kendall Coyne
Schofield en compte autant, et Poulin suit avec 46, donc elles risquent
toutes trois de dépasser la légendaire Hayley Wickenheiser et ses 49 aides
d’ici à ce qu’une équipe championne soit couronnée à České Budějovice.
Pour les adeptes de statistiques
Comme nous le disions, quelques plateaux importants sont à la portée de
Poulin. Elle a besoin de cinq buts pour dépasser Jayna Hefford en tant que
meilleure buteuse canadienne de tous les temps au Championnat du monde
féminin de l’IIHF, et de quatre aides et cinq points de plus pour détrôner
Wickenheiser dans ces catégories.
Devant le filet, le gain de Desbiens lui a permis de rejoindre la cerbère
suisse Florence Schelling pour le plus grand nombre de victoires dans
l’histoire du Mondial féminin (21). On ne connaîtra pas l’identité de la
gardienne partante contre les États-Unis avant les heures qui précéderont le
duel, mais Desbiens montre une fiche de 19-8 avec une moyenne de buts
alloués de 2,28 et un pourcentage d’arrêts de 0,908 en carrière contre les
Américaines.
D’autres records de longévité sont également menacés, du côté de la ligne
bleue. Erin Ambrose est à deux apparitions d’atteindre les 100 parties en
carrière avec Équipe Canada, et il ne manque que cinq affrontements à
Jocelyne Larocque pour devenir la première défenseure avec 200 matchs à son
compteur.
Rétrospective
Nous en sommes au chapitre 191 de la rivalité entre le Canada et les
États-Unis, et les Canadiennes ont une 109 e victoire contre
leurs plus grandes adversaires dans la mire.
Il s’agira d’un tout premier duel en Tchéquie, qui devient ainsi le 11
e pays différent à avoir accueilli les rivales nord-américaines (après
les suivants, dans l’ordre : Canada, Finlande, États-Unis, Japon, Suède,
Italie, Chine, Russie, Corée du Sud et Danemark).
Fiche de tous les temps : le Canada mène 108-81-1 (25-21 en PROL. ou TB)
Buts pour le Canada : 529
Buts pour les États-Unis : 465