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Trouver sa place entre les lignes

Joueuse talentueuse dans son village natal de la Saskatchewan, Nikia Schlosser élargit ses horizons en tant que jeune officielle prometteuse

Katie Brickman
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6 février 2026
|

Comme la plupart des enfants qui ont grandi dans une communauté rurale de la Saskatchewan,Nikia Schlosser a passé beaucoup de temps sur une patinoire.

La jeune femme de 17 ans a commencé à jouer au hockey dès que son père a pu lui enfiler une paire de patins, et elle n’a jamais cessé.

« J’aime rencontrer les gens de ma communauté dans un milieu d’équipe, mais j’aime aussi jouer avec fougue et faire bouger mon corps », affirme-t-elle.

Originaire de Delisle, un village de 1 024 habitants, Schlosser évolue pour les Bruins de Delisle, dans la division M18 A la Ligue de hockey féminin de la Saskatchewan. Après 15 matchs, elle mène son équipe avec 10 buts et occupe le deuxième rang avec 15 points.

Elle a joué comme défenseure, ailière et même gardienne de but, mais c’est comme centre responsable dans les deux sens du jeu qu’elle a fait sa niche.

« J’aime bien jouer un peu partout, mais j’ai décidé de rester au centre », souligne-t-elle.

Cette capacité à évoluer à toutes les positions lui a permis d’acquérir diverses habiletés et une compréhension du jeu qui ont grandement facilité son passage à l’arbitrage.

« J’ai commencé il y a environ quatre ans. On cherchait des officielles et des officiels et quelques-unes de mes amies et moi nous sommes portées volontaires. Je n’ai pas adoré ça la première année, mais j’ai eu la piqûre quand j’ai commencé à faire équipe avec d’autres de mes amies. »

Schlosser a commencé comme arbitre, mais en montant de niveau, elle a découvert qu’elle préférait le rôle de juge de lignes.

Être en contrôle du match en tant qu’arbitre a ses avantages, mais il faut aussi composer avec les reproches des joueuses et du personnel entraîneur après une mauvaise décision.

« Je me fais critiquer à l’occasion, confie Schlosser. Ça arrive à tout le monde d’exprimer ses frustrations envers l’arbitrage. C’est parfaitement compréhensible, mais il ne faut pas oublier que j’ai un tout autre angle de vue sur ce qui se passe. J’essaie d’avoir une vue d’ensemble du jeu, mais je vais rater certaines infractions. »

Son parcours en tant qu’officielle lui a permis de vivre de nouvelles expériences fort agréables. Elle a notamment pris part à un tournoi féminin à Prince Albert cette année.

« C’était super de constater à quel point le hockey féminin a progressé : le développement des joueuses, leurs interactions sur la glace, leur maîtrise du mouvement de la rondelle et leur incroyable endurance. J’ai vraiment beaucoup appris. »

Schlosser a participé au programme d’arbitrage Sask First, un cheminement de développement de haute performance pour les arbitres et juges de lignes de hockey masculin et féminin et de parahockey. Les participantes et participants reçoivent de l’encadrement et du mentorat, en plus d’avoir l’occasion d’arbitrer dans des tournois régionaux pour peaufiner leurs habiletés et leur technique.

« Sask First, c’est vraiment cool, s’enthousiasme-t-elle. Il y a un camp régional pendant la dernière semaine de janvier, mais c’est en fait une occasion de montrer ce qu’on peut faire afin d’être choisies pour le tournoi. J’ai eu la chance d’être sélectionnée dès ma première année. J’ai tellement appris pendant ces trois jours! »

Schlosser a pris part à un camp de patinage intensif, arbitré des matchs aux côtés de plusieurs personnes différentes et reçu des conseils de gens qui évoluent au niveau de la haute performance, tant au sein du personnel entraîneur que des équipes d’arbitrage.

« Après chaque période, Cianna Lieffers, Alex Foreman et Kate Sauser venaient nous voir et analysaient notre performance pour nous aider avec notre positionnement et notre gestion du match. Je crois que c’est là que j’ai le plus progressé. Le personnel entraîneur de Sask First s’assure que les parties se déroulent bien pour que nous puissions nous concentrer sur notre développement en tant qu’officielles. »

Tandis qu’elle achève son secondaire, Schlosser entrevoit un avenir où le sport joue un rôle central. Grâce à la création et au succès de la Ligue professionnelle de hockey féminin, gagner sa vie avec le hockey est maintenant possible pour les femmes. Or, Schlosser se voit porter un chandail zébré et non les couleurs d’une équipe.

« Je n’aurais absolument pas dit ça il y a un an, mais je me considère davantage comme une officielle. J’irai à l’Université de Regina, où je ferai partie de l’équipe d’athlétisme. Comme j’habiterai sur le campus, j’espère arbitrer des matchs de haut niveau pour un jour me rendre à U SPORTS. »

Si, pour l’heure, elle se concentre sur le hockey universitaire, son objectif ultime est d’arbitrer aux Jeux olympiques d’hiver.

Il y a plus de 2 000 officielles inscrites au Canada. Si elles sont de plus en plus nombreuses aux niveaux mineurs, on en trouve très peu dans le junior majeur et aux échelons supérieurs.

La plupart des officielles sont blanches. Schlosser est noire et pour elle, la représentation, ça compte.

« On voit très peu de femmes noires sur la glace, fait-elle remarquer. J’ai longtemps été la seule enfant noire du village, et je me faisais intimider. Mais il y a aujourd’hui d’autres jeunes personnes noires dans ma communauté, et c’est important pour moi qu’elles voient ce que je fais. »

Sur la glace, la confiance que Schlosser a en elle est tout aussi essentielle que le soutien de ses proches. Elle est assez à l’aise dans sa peau pour encourager d’autres filles noires à chausser les patins.

« Je veux incarner cette représentation qui me tient tant à cœur, être un exemple pour les plus jeunes et leur faire comprendre qu’elles aussi peuvent y arriver. J’ai toujours été du genre à me placer dans des situations inconfortables et à faire preuve de ténacité. Mais je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui sans le soutien de mes proches. »

Pour plus d'informations :

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 284-6484 

emadziya@hockeycanada.ca

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada

(403) 777-4567

ssharkey@hockeycanada.ca

 

Jeremy Knight
Responsable, communications organisationnelles
Hockey Canada

(647) 251-9738

jknight@hockeycanada.ca

 

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