1948 – CANADA 0, TCHÉCOSLOVAQUIE 0
Tandis que la planète se remettait encore de la Deuxième Guerre mondiale, les Jeux olympiques d’hiver faisaient un retour dans le calendrier sportif après une absence de 12 ans. C’est à Saint-Moritz, en Suisse, que se déroulait ce grand rendez-vous international.
Le Canada n’avait pas pris part au Championnat mondial 1947 de l’IIHF en raison d’un désaccord avec la Ligue internationale de hockey sur glace (LIHG), l’ancêtre de la Fédération internationale de hockey sur glace, au sujet de la définition du mot « amateur ». Par conséquent, l’Association canadienne de hockey amateur s’était initialement retirée des Jeux olympiques de 1948.
Finalement, les Flyers de l’ARC, une équipe formée de membres actifs et anciens de l’Aviation royale canadienne basée à Ottawa, ont été sélectionnés pour représenter le Canada pour le tournoi tenu à l’extérieur dans les Alpes suisses.
« Plus le tournoi avançait, pire c’était », a confié l’attaquant canadien Wally Halder à son retour d’Europe. « Les conditions de jeu n’ont pas aidé, et certains matchs ont été disputés sur une glace qui n’aurait pu être en pire état. »
Avant le choc entre la Tchécoslovaquie et le Canada, les deux équipes avaient un dossier identique de 5-0. Cependant, la troupe européenne avait l’ascendant au classement en raison de son différentiel de buts (+55 contre +49).
Malgré une avalanche de 123 buts marqués au total lors des 10 premiers matchs — le Canada en avait 54 et la Tchécoslovaquie, 69 — la rencontre entre les deux pays s’est conclue par un verdict nul de 0-0. Il s’agit de l’un des quatre affrontements seulement dans l’histoire du hockey olympique où aucun but n’a été marqué.
Murray Dowey a signé le jeu blanc pour les Canadiens, l’un des cinq qu’il a obtenus à Saint-Moritz, ce qui constitue un record. Le portier de Toronto a connu la plus longue et la troisième plus longue séquences de minutes sans accorder de but de tous les temps aux Jeux olympiques : 225 min 25 s en quatre parties du 30 janvier au 3 février et 195 min 30 s en quatre affrontements du 5 au 8 février (ce qui comprend le duel face aux Tchécoslovaques).
Autres matchs
1932 – Le Canada a inscrit les quatre premiers buts de la rencontre dans un gain de 4-1 contre l’Allemagne, portant sa fiche à 2-0 à Lake Placid.
1936 – Bill Thomson a marqué quatre buts — dont trois en première période, notamment les deux plus rapides inscrits par un joueur canadien au début d’un match (2 min) — pour mener le Canada à un triomphe de 8-1 face à la Pologne en lever de rideau du tournoi à Garmisch-Partenkirchen.
1968 – Roger Bourbonnais a touché la cible deux fois, et Ray Cadieux a écrit une page d’histoire en inscrivant un but après seulement neuf secondes de jeu au deuxième tiers — ce qui est encore aujourd’hui le filet le plus rapide marqué au début d’une période dans l’histoire de l’équipe olympique canadienne. Le Canada
amorçait ainsi la compétition avec une victoire de 6-1 à Grenoble face à l’Allemagne de l’Ouest.
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Jeremy Knight
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